la détection de métaux
Publié le 20/10/2008 à 12:00 par didgeridoo
Combien d'enfants ont rêvé de découvrir un trésor caché au fond d'une grange, dans un grenier, dans une boîte métallique couverte de poussière et qui traîne là, dans la cave depuis des lustres ?
Tous !
Et combien d'adultes ont continué à rêver à ce genre de chimère ?
Très peu !
Les prospecteurs de métaux, eux, sont pour la plupart des adultes qui ont gardé une âme d'enfant. Ils cherchent, le cœur battant à tout rompre un objet, une monnaie, une relique quelconque qui leurs fera découvrir un bout de notre histoire.
Les détecteurs de métaux sont de formidables machines à remonter le temps, un petit bout de notre passé dans une main près du trou fraichement creusé, les yeux écarquillés à scruter le bout de métal couvert de terre en espérant que ce soit une belle trouvaille et des recherches à n'en plus finir pour savoir à qui, pourquoi et comment cet objet se trouvait à cet endroit précis.
Les vrais passionnés de ce loisir sont pour beaucoup des amoureux d'histoire et/ou de numismatique. Les recherchent pour trouver un terrain propice à de belles découvertes, sont longues. Elle passe par la lecture de cartes anciennes, d'ouvrages historiques, d'étude toponymique etc.… Nos yeux sont aussi mis à contribution pour repérer des différences de terrain, un bout de vieux mur perdu dans les bois, un rocher perdu au milieu de nul part ou qui se démarque par sa forme, un vieux chemin traversant une forêt, creuser par le passage de nos aïeux. Les bordures de lacs et de cours d’eau, qui ont souvent servi à jetter des offrandes en des temps très reculé sont à prospecter
Bref, il faut du temps et être patient !
Les très belles trouvailles sont rares et elles se méritent.
Les trous innombrables à creuser et à reboucher, des kilomètres à parcourir dans une journée, parfois pour rien. Les poches remplis de douilles de chasse (les chasseurs, ces soit disant amoureux de la nature, quelle bande de clowns), de cartouches et de shrapnels des deux guerres mondiales, de boîtes de sodas ou autres reliquats de pic-nique jeté là négligemment par d'irresponsables pollueurs sans scrupule.
En plus de sauver d'une destruction certaine, les monnaies et objets ayant une valeur historique qui parsème nos champs (phosphate et nitrate, ne font guère bon ménage avec les métaux enfouis sous terre, surtout depuis une quinzaine d'années), nous faisons aussi office de dépollueur et il y a du boulot vu la bêtise des gens qui jettent tout et n'importe quoi. Nous rapportons chez nous les détritus métalliques trouvés et les jetons dans des endroits qui leurs sont destinés, c'est-à-dire la poubelle.
Le but de ce blog n’a pas pour vocation de donner des conseils , mais juste d’exposer quelques trouvailles faites avec différents détecteurs.
J’ai eu un Gmaxx II d’XP, un ACE 250 de Garret, un 770 XD statique de Cscope, un PRIZM IV de White’s et mon tout dernier détecteur, un teknetics T² qui est vraiment une super machine, d’une simplicité exemplaire et aux performances assez incroyable.
Amicalement votre !
David
P.S. Vous pouvez me laissez si vous le souhaitez un petit message dans mon livre d'or, ça fait toujours plaisir ;)
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
Tous les articles qui suivent à partir d'informations générales jusqu'à la prospection subaquatique ne sont pas de moi.
C'est un pdf que j'ai trouvé sur internet.
Je ne sais pas si j'ai le droit de diffuser ces articles ou s'ils sont tombés dans le domaine public.
Si l'auteur de ces lignes constate un manquement au droit de diffusion qu'il m'en fasse part, je les retirerais immédiatement.
Le but de mon blog n'est pas de plagier qui que ce soit mais d'informer un maximum de gens sur les techniques de détections sans pour autant m'attirer des ennuis ou de faire retirer mon blog.
Utiliser un détecteur de métaux est à la portée de tout le monde mais beaucoup de prospecteurs, surtout débutants, obtiennent des résultats assez décevant ou se découragent rapidement du fait de leur maigre récolte due à une certaine inexpérience ou à une mauvaise utilisation de leurs détecteurs.
Il est vrai que les performances techniques des divers matériels sont assez conséquentes mais ce n'est pas la raison principale de ces résultats passables. On peut comparer ce phénomène au monde de la photographie où quelques personnes possédant un appareil moyen arrivent à créer des photos géniales alors que d'autres, travaillant avec les boîtiers très haut de gamme n'obtiennent que des clichés banals.
Il est très important de bien connaître son détecteur pour obtenir de très bons résultats; il faut le tester avec des cibles métalliques, de nature diverse, que vous avez auparavant enfoui dans le sol à des profondeurs différentes et dans des angles divers. Il faudra assez de temps à votre cerveau pour qu'il assimile les différentes réactions sonores de votre détecteur par rapport aux diverses cibles qu'il analysera. Comptez deux à trois mois d'adaptation minimum pour décrypter le langage de votre appareil; vous verrez ensuite que vous creuserez moins et positivement.
Un vieil adage allemand résume assez bien la condition principale pour obtenir de belles trouvailles, soit en bon français "Hâtes-toi lentement !". Il n'est pas rare de voir des prospecteurs détecter à une vitesse phénoménale; ce défaut est une des principales causes du faible résultat obtenu par cette manière excessive de détection. Seuls les gros objets enfouis à faible profondeur seront "ressentis" par votre appareil dans ce cas là. Pour les prospecteurs travaillant en mode dynamique, c'est à dire mode balayage, une vitesse de détection de 1 mètre par seconde est correcte; au delà, vous risquez de rater les petits objets enfouis au-dessous de 20 cm ou les cibles en or, métal assez mal détecté en général au-delà d'une certaine profondeur par tous les détecteurs en général. Les appareils offrant la détection en mode statique devront avoir une vitesse de détection maximale de 0,50 mètres par seconde; ce mode étant un des plus performant au niveau profondeur, la lenteur est vivement recommandée pour percevoir les plus infimes variations du seuil sonore de l'appareil.
Un autre critère de réussite dépendra de la manière dont la tête de détection de votre appareil est située par rapport au sol; si en fin de balayage, la tête de se trouve à 15 cm au-dessus du sol, il est clair que vous perdrez toutes les cibles enfouies à plus 10 cm, alors que si votre balayage, sans être trop lent, fait en sorte que la tête de détection se trouve en permanence distante de 1 cm par rapport à la surface, vous serez sûr de ne rien oublier, dans les limites des performances de votre détecteur. N'hésitez pas à acheter un cache de protection qui se fixe sur la tête d'origine; cela la protègera de l'usure et vous permettra quelques fois de racler le sol sans conséquence pour elle.
La manière d'aborder une zone de recherche est différente selon les circonstances; si vous prospectez un endroit sur lequel vous possédez des informations précises, vous devrez agir avec méthode; un quadrillage sera nécessaire afin de ne rien oublier: cela signifie de prospecter la zone de manière horizontale et verticale, sans oublier de faire chevaucher vos balayages. Pour les lieux très riches en trouvailles, n'hésitez pas à prospecter dans un sens et de reprendre votre ligne de prospection en sens contraire, sur vos mêmes traces; n'oubliez pas qu'une pièce de monnaie n'est pas toujours enfouie à plat et que selon son d'angle de position dans le sol vous pourrez toujours ne pas la ressentir dans le sens aller de votre marche, là où la surface offerte à la réflexion des ondes électromagnétiques est la plus faible, alors que dans le sens retour de votre marche, cette même pièce offrira une meilleure réception à la détection. Si vous prospectez une zone au "feeling", vous pouvez toujours prospecter à la billebaude, jusqu'à ce vous trouviez un endroit donnant des signes d'intérêt; à ce moment là, reprenez la technique du quadrillage.
Un facteur très important de bons résultats est le réglage de la discrimination; en mettre trop est un moyen facile de moins creuser pour rien mais cela implique un rejet de beaucoup de petits objets de valeur enfouis à assez grande profondeur ou en or. A l'inverse, mettre peu de discrimination vous obligera à creuser davantage mais vos résultats seront de loin plus intéressants par rapport à l'inverse. Ce choix vous appartiendra mais sachez que le mieux est de s'adapter au lieu où vous compter prospecter; si la terre vous semble assez compacte, les objets perdus depuis des lustres ont de fortes chances à être faiblement enfouis, donc votre discrimination pourra être plus importante que d'habitude; au contraire, si l'aspect est assez mou, votre discrimination devra être plus faible, de manière à ne pas oublier les objets qui se sont facilement enfouis assez profondément. Il va de soi que certaines régions très sujettes aux pluies tout au cours de l'année seront à considérer comme "terres molles", alors que dans le sud-est de la France, où peu de précipitations affectent le sol, on se trouvera face à des "terres compactes".
Votre sens de l'observation du sol et des lieux vous sera d'un très grand secours pour reconnaître des zones plus intéressantes que d'autres et vous différenciera des autres prospecteurs qui, malgré leur passage sur la même zone que la votre n'obtiendra que de maigres résultats, alors qu'en observant les quelques conseils énoncés ci-dessus, vous décupliez vos trouvailles, même si vous ne possédez pas le détecteur ultra haut de gamme.
Il existe en France des lieux très fortement minéralisés naturellement, comme en Auvergne ou sur la partie mouillée d'une plage; si votre appareil supporte mal ces effets de sol et affiche en permanence des faux signaux, n'insistez pas; choisissez une autre zone ou changez d'appareil; c'est la seule contrainte qui limite certains détecteurs bas de gamme.
La France est un immense coffre-fort qui s'est rempli depuis des siècles, même dans les endroits les plus reculés; sa superficie de 550.000 km² offre l'équivalent de 275 hectares de prospection par détecteur (sur une base de 50 000 prospecteurs et en considérant avec exagération que la moitié du pays est désignée comme zone archéologique) Ces 275 ha représenteraient 7638 heures de détection par personne pour prospecter l'ensemble, soit plusieurs générations. Des dizaines d'années de satisfaction et d'émotions vous attendent encore, si vous êtes patient, très observateur et respectueux de quelques règles élémentaires, sans oublier la nature.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
Ces très anciennes voies de communication qui remontent quelques fois à la protohistoire furent empruntés par des millions de gens qui se déplaçaient à pied, pour la majorité.
Des traces révèlent leur utilisation très intense, telles les ornières laissées par les roues des chariots qui ont entamé la roche parfois sur plusieurs centimètres.
Ces chemins anciens longeaient souvent les lignes de crête des hauteurs, suivaient les cours d'eau et beaucoup d'entre eux sont devenus de nos jours des routes départementales ou nationales pour les plus importants.
Le bitume en a recouvert leur tracé mais les abords sont restés intacts, ce qui vous laisse encore d'innombrables trouvailles à récupérer.
Tous les points d'eau situés à proximité, comme les sources et fontaines, sont des endroits où la concentration des découvertes est très importante; ces endroits permettaient aux voyageurs de se rafraîchir et de se reposer après de longues heures de marche.
De nombreux édifices religieux jalonnaient autrefois ces routes, de la modeste croix de chemin à la flamboyante chapelle, et étaient une halte de prière étape obligatoire pour la majorité des piétons, surtout des pèlerins, qui y ont égaré de nombreux témoignages de leur passage.
Tous les points pouvant être d'éventuels repères d'enfouissement sont à prospecter méticuleusement.
Les banques n'existant pas à ces époques, les gens voyageaient parfois avec d'importantes sommes en monnaies sonnantes et trébuchantes.
Les pèlerins qui entreprenaient quelques fois un périple long de plusieurs années prenaient quelques précautions car les routes n'étaient pas sûres.
Ils enfouissaient en plusieurs endroits dans le sens aller de leur destination, de petites réserves d'argent de manière que si, par malheur, ils étaient détroussés, ceux-ci étaient assurés de retrouver une partie de leurs valeurs sur le chemin du retour.
Mais malheureusement beaucoup de brigands ne se contentaient pas de dévaliser les voyageurs.
Ils les assassinaient pour qu'ils ne soient pas dénoncés par la suite et ainsi, des milliers de magots de ce genre sont encore à retrouver aux abords de ces vieux chemins.
Les voies antiques sont naturellement très propices à des trouvailles de dépôts monétaires.
Ainsi, dans le département du Cher, sur une cinquantaine de trésors gallo-romains recensés, la moitié de ceux-ci ont été découverts le long d'une voie ou à proximité.
Les piécettes isolées se retrouvent en grand nombre.
Cela s'explique par les innombrables haltes des voyageurs qui se reposaient sous un arbre aux abords du sentier ou qui y passaient la nuit à l'abri des regards par souci de sécurité.
Les cavaliers également égaraient beaucoup de valeurs avec les secousses occasionnées par le galop de leurs chevaux.
Les carrefours de vieux chemins sont des zones très intéressantes car ces endroits étaient souvent des repères de rassemblement ou de rendez-vous.
Tous les lieux s'appelant "l'Estrade", "les 4 chemins", ou portant un toponyme s'y rapprochant rappellent l'ancienneté de ces voies.
La végétation recouvre de nos jours beaucoup de vieux sentiers qui ne sont plus utilisés de nos jours.
Cependant, pas mal d'entre eux sont repris par les actuels sentiers de grande randonnée (GR) dont le réseau s'agrandit d'année en année.
Ne négligez pas les vieilles ruines à proximité de ces vieux chemins qui ont pu être d'anciennes tavernes ou de relais.
Le toponyme "baraque" en est un exemple avec ses dérivés.
Beaucoup de domaines gallo-romains étaient situés le long de ces voies et tous les champs les bordant vous réservent d'heureuses trouvailles.
Il faudra s'attarder sur une zone de trois mètres de part et d'autre de la voie pour retrouver les vieux objets qui ont pu rebondir lors de leur chute.
Vous retrouverez souvent des piécettes coincées entre deux pierres sur le chemin lui-même.
La discrimination choisie sur votre détecteur devra être suffisante à éliminer les petits objets ferreux, tels les clous de chaussures, mais ne devra pas être trop importante pour pouvoir repérer les petits bijoux en or.
Pour repérer ces vieilles voies antiques oubliées au milieu des bois, les alignements rectilignes de talus peu élevés ou de fossés trahiront leur présence.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
1. QUELQUES STATISTIQUES
Avec près de 3.000 km de côtes la France nous offre un énorme potentiel de trouvailles pour la prospection des plages.
Environ la moitié de cette bande est exploitable en détection, ce qui fait tout de même une bande longue de 1500 km et large en moyenne de 50 m.
Voici quelques chiffres qui peuvent faire une estimation de la quantité de numéraire qui est enfouie sous le sable:
Moyenne de trouvailles numéraires:
15 pièces trouvées à l'heure
Valeur moyenne de la pièce:
0.30 €
Rendement horaire moyen:
4.50 €
Superficie détectée en 1 h:
600m²
(tête de 20 cm, balayage se chevauchant en mode dynamique, vitesse de 1m par seconde)
En se basant sur ces données, on peut estimer à environ 2.000.000 les monnaies enfouies sur le littoral français, représentant plus de 600.000 €.
Concernant les bijoux, on peut en découvrir en moyenne 1,33 à l'heure. Sur une journée de détection à la plage de 6 h, on découvre en moyenne 8 bijoux, dont 1 en or, 3 en argent et 4 en métaux divers.
Le poids moyen d'un bijou en or découvert est de 2,39 gr et 2,75 gr en argent.
Le rapport horaire monnaies et bijoux passe alors à près de 7.62 €
Quant à la quantité de bijoux à retrouver, on peut l'estimer à plus de 20.000 en or, environ 60.000 en argent et plus de 80.000 en autre métal, soit un total de 160.000.
Cela représente environ 375.000 € (or à 6 € le gr et argent à 0,11 € le gr)
Toutes ces statistiques sont rigoureusement exactes et vous pourrez en obtenir d'équivalentes sous certaines conditions qui vont vous être expliquées dans cet article.
La majorité des plages ont leur tiroir secret, parfois subtil à ouvrir mais qui est réel.
Ce qui fait que certains prospecteurs ne découvrent qu'une vingtaine de monnaies et aucun bijoux en or en prospectant à l'aveuglette alors que leur collègue qui prospecte plus logiquement sur la même plage en découvre 5 fois plus tout en parcourant la même superficie.
Pour terminer ce chapitre sur les chiffres, les 20.000.000 de touristes qui déferlent chaque année dans nos stations balnéaires pendant une centaine de jour, confirment bien, au rapport de 1 sur 1000 la perte d'une pièce, le chiffre estimé à 2.000.000 des monnaies égarées chaque année sur les plages.
2. L'ANALYSE DU SITE CHOISI
On différenciera tout d'abord la région où vous exercerez votre passion.
Nous avons en France deux différents types de plages que vous n'aborderez pas de la même façon: les plages méditerranéennes et celles de l'Atlantique.
La raison en est très simple: en Méditerranée, il n'y a pas de marées à l'opposé de l'Atlantique où les mouvements quotidiens de l'océan brasse régulièrement le sable selon certaines lois physiques que les résidents connaissent bien et que les visiteurs auront intérêt à s'en renseigner auprès de la population locale.
2.1 LES PLAGES MEDITERRANENNES
Les marées n'existant pas dans cette région (hormis les très intéressantes marées d'équinoxes), seul le vent a une quelconque influence sur le relief des plages et donc sur le mouvement des objets perdus dans le sable. Il sera donc judicieux de s'intéresser aux vents dominants de la région prospectée.
e fais une parenthèse concernant quelques stations de la Méditerranée où la création d'ouvrages en pierre (épis) dans l'eau, ayant pour but de casser l'assaut dévastateur de la mer sur certaines promenades, a créé de nouveaux courants maritimes dont l'effet découvre des parties de sable, autrefois recouvertes de plus de 80 cm, qui maintenant déblayées naturellement, permettent d'accéder à des zones de découverte remontant au siècle dernier et parfois au-delà.
J'ai découvert ainsi dans ces nouvelles zones des doubles-tournois du XVIIème en parfait état mais malheureusement "brûlés"par le sel.
Une forte concentration de bijoux en or réside dans un tel cas. Le vent est donc le critère essentiel à observer pour trouver les meilleures zones de plage à prospecter selon les saisons.
Pour les prospecteurs natifs de cette région, il n'y a pas de problème puisqu'ils connaissent les vents dominants en général et pour les autres, une astuce bien simple permet d'avoir une réponse à cette question: l'observation sur une carte IGN de l'orientation des pistes d'un aéroport de cette région leur permettra de la savoir; en effet les avions atterrissant et décollant face au vent, les pistes ont toujours été construites dans la même direction que celle des vents dominant.
Le schéma 2 montre bien que l'aspect de la plage varie énormément selon les saisons.
En été, le vent étant presque nul et les municipalités concernées ayant remis les plages à niveau, je vous conseille de prospecter en début de soirée ou bien la nuit; les plages sont alors désertes et vous éviterez la sempiternelle question: "Qu'est-ce que vous cherchez ?".
La zone principale alors à prospecter débutera à 2 ou 3 de l'eau et sera large d'une quinzaine de mètres; c'est la zone où les gens se concentrent et où vous trouverez le maximum de pièces et de pollution.
Une autre zone valable se trouvera devant toute place pouvant servir d'abri au vent et se trouve en général à l'opposé de l'eau.
Entre les deux zones, il y a une aire où les gens s'amusent aux jeux de plage et qui ne présentent pas un grand intérêt car pauvre en monnaies.
Enfin, il y a la zone mouillée, qui nécessite un détecteur insensible aux effets de sol, endroit où les gens s'amusent dans l'eau et où vous ne trouverez que des bijoux avec beaucoup de patience; vous aurez besoin d'un extracteur et d'un masque pour récupérer ces trouvailles et votre détecteur devra être étanche.
Ne soyez pas pessimistes si vous voyez qu'une plage est régulièrement nettoyée par les machines car sur le sable mou, la profondeur atteinte par ces monstres n'est que de 15 cm et les mailles de leur tamis laisse glisser une pièce de 1 € n fait, c'est une bénédiction pour les prospecteurs !
Ces engins ramassent tous les papiers alu et autres pollutions légères qui nous tracassent tant alors que les pièces plus lourdes ainsi que les bijoux (sauf peut-être les chaînes fines) s'enfouissent à 20 cm dans la journée.
Et pour ceux qui veulent récolter ce que les machines ramassent, suivez un des camions qui récolte le sable pollué et vous découvrirez l'endroit, en général isolé, où sont stockés les déchets.
En dehors de l'été, lorsque le vent domine de la terre vers la mer, il accumule devant l'eau une grande épaisseur de sable pouvant parfois atteindre 80m.
Inutile d'essayer de prospecter la partie avant de la plage, vous ne trouveriez que les éléments métalliques légers tels les pièces de 5 centimes ou les tirettes en alu.
Par contre, à l'arrière vous trouverez la zone dégagée où sont les objets les plus lourds et les bijoux de densité lourde, tels l'or et l'argent perdus au cours des étés passés.
Il y a quelques époques de l'année où le vent domine de la mer vers la terre mais l'inconvénient est que les eaux montent d'une vingtaine de mètre sur la plage mais l'avantage est que plus de 80 cm de sable en avant passent vers l'arrière et vous avez ainsi une zone généralement inaccessible aux détecteurs de découverte vous permettant de faire également de belles prises et en quantité.
2.2 LES PLAGES DE L'ATLANTIQUE ET DU NORD
Ces endroits subissant l'assaut de la mer en un cycle régulier, il sera bon également d'observer la dominance des vents mais surtout une bonne observation locale des courants vous permettra de déchiffrer la plage et de repérer les zones où tout se dépose et celles qui sont vierges de tout élément métallique.
Les amas de galets en certains endroits et la découverte de plombs de pêche vous permettra de repérer ces sites.
Tout obstacle naturel ou pas, arrêtant la fureur des vagues devrait vous permettre de récupérer à sa base et aux alentours immédiats des dizaines d'objets en métal.
3. ZONES INTERESSANTES A PROSPECTER COMMUNES A TOUTES LES PLAGES
De belles trouvailles sont à faire sur les terrains de volley-ball.
Rares sont les plages qui n'en possèdent pas un ou plusieurs.
Toute la superficie du terrain est à prospecter avec minutie ainsi que les abords du terrain où les spectateurs, généralement assis, laissent involontairement glisser quelques monnaies de leurs vêtements.
Sous le filet, endroit le plus fréquenté, vous devriez trouver une majorité de bagues projetées en avant lors de smashes.
Egalement intéressant à prospecter les terrasses de cafés et restaurants de plage qui sont posées sur le sable même où une multitude de piécettes vous attendent alors.
Les plages situées juste en face des discothèques vous réserveront de belles trouvailles dues aux couples qui se sont ébattus la nuit et aux fameux bains de minuit où les gens un peu éméchés égarent de nombreux bijoux et monnaies.
Les aires de stationnement des voitures le long des plages, généralement recouvertes de sable, sont aussi des zones très riches en découvertes.
Les gens s'y changent après leur bain et donc perdent également pas mal d'objets.
Les endroits à proximité des postes de secours sont également plus riches qu'ailleurs car les touristes doivent s'y croire plus en sécurité.
Par contre, les plages s'étendant devant des campings ayant un accès direct m'ont souvent déçu et cela s'explique par le fait que les gens y résidant vivent pratiquement en maillot de bain toute la journée, donc ne se changent pas à la plage et ne perdent pas de numéraire.
Seuls les bijoux sont à espérer mais quand on voit le nombre de bijoux portés par une seule femme, j'en ai calculé 6 en moyenne, on peut rester optimiste quant aux trouvailles futures.
Au contraire, les zones fréquentées par les naturistes ont démontré une richesse en monnaies et bijoux bien supérieurs à la moyenne, explicable par le fait qu'ils se déshabillent complètement en arrivant et qu'ils se rhabillent au départ; de plus ces zones étant en général éloignées, ces gens arrivent souvent en tenue de ville.
4. CONSEILS TECHNIQUES
4.1 DETECTEURS NE POSSEDANT QUE LE MODE DYNAMIQUE
Sur le sable sec (surtout en Méditerranée), il n'y aura pas de problème spécifique à l'ensemble des détecteurs de toute marque.
Le mode dynamique sera très performant à condition de ne pas balayer trop vite et que la discrimination soit raisonnable; c'est malheureusement le cas et beaucoup trop de prospecteurs se plaignent de leur résultat lamentable et ne comprennent pas pourquoi ils ne trouvent aucun bijoux en or.
Sur le sable mouillé, à condition qu'il ne soit pas trop aéré, le mode dynamique fonctionne relativement bien, malgré la présence de légers faux-signaux dus à la salinité.
Si vous vous trouvez sur un sable mouillé et aéré, je vous conseille de changer de zone car vous attraperez vite un mal de crâne.
Il ne faut pas balayer le sol à plus de 1 m par seconde car au-delà de cette vitesse votre appareil ne tiendra en compte que les grosses pièces qui répondent bien, par exemple les 20 centimes et les autres enfouies à 20 cm maximum.
Il m'est souvent arrivé de trouver des 1 € à plus de 25 cm que vous n'attraperez jamais si vous avancez trop vite.
De plus une trop grande discrimination effacera totalement les bijoux précieux car, en effet, l'or se trouve rarement en surface de par sa densité et passé le degré 4 votre appareil peut l'ignorer, surtout s'il est à 20 cm de profondeur.
De plus, il n'est pas recommandé de zigzaguer sur toute la plage alors que vos chances de découvertes sont plus importantes avec un quadrillage parfait d'une zone.
On s'aperçoit que les monnaies étant perdues tout de même par hasard, leur répartition en général dans le sable suit des lois mathématiques certaines.
Les résultats ont toujours été plus remarquables avec la technique du quadrillage qu'avec la détection zigzag et on peut ramasser environ 1 pièce tous les 40 m² alors qu'en prospectant au hasard, les jours de chance sont rares et en moyenne le rendement est 2 fois moindre.
Pour repérer où je passe, je laisse traîner un peu mon pied droit, ce qui laisse un sillage dans le sable.
Dernier point important, commun à tous les détecteurs: la tête de détection doit être parfaitement parallèle avec le sol et cela sur toute la largeur du balayage; votre mouvement aura environ 1 m d'envergure et si vous avez tendance à relever la tête de détection aux deux tiers droite et gauche de votre geste, vous perdrez en fait la moitié de la surface correctement détectée et donc les trouvailles qui s'y trouvaient.
Un protège-tête est d'un grand secours et vous ne perdrez aucun centimètre en performance.
Le casque d'écoute est de rigueur pour éliminer les bruits parasites extérieurs qui pourraient vous déconcentrer, surtout le vent qui est souvent présent sur les plages et de plus, cela vous permettra de mieux entendre les faibles signaux émis par des objets profondément enfouis et surtout cela vous permettra d'augmenter l'autonomie de votre appareil.
4.2 APPAREILS POSSEDANT LES MODES DYNAMIQUE ET STATIQUE
Avec ce type d'appareil vous pourrez passer sur toutes les parties de la plage.
Sur les parties mouillées, après avoir correctement réglé l'effet de sol en mode statique, il faudra réduire de moitié la vitesse de balayage de votre appareil.
Vous aurez les performances optimales dans ce mode qui nécessite beaucoup de patience et de rigueur.
Les résultats que vous obtiendrez vous surprendront.
Vous aurez ainsi accès à des zones très riches et quasiment vierges de toute détection parce que la majorité des détecteurs à métaux existant en France ne travaillent qu'en mode dynamique.
Il faut faire très attention aux faibles variations du seuil sonore qui indiquent la présence d'une cible intéressante et l'interprétation du vu-mètre aidera à votre décision.
N'oubliez pas que la lenteur obligatoire du balayage vous permettra de récolter énormément de trouvailles dans ce mode qui est de plus beaucoup plus sensible aux métaux précieux profondément enfouis.
5. CONSEILS PRATIQUES ET DE SECURITE
Utilisez des gants pour extraire vos trouvailles car il vaut mieux être prudent.
Il se peut que vous ayez des échos très profonds et vous pouvez essayer de les déterrer mais arrêtez de creuser à partir de 50 cm et surtout si vous voyez que le sable change de couleur et à l'air rouillé car il ne faut pas oublier qu'une pièce peut être perçue à 40 cm maximum pour les appareils hauts de gamme et pour de gros bijoux, guère plus.
Par contre, il n'est pas rare de trouver encore de nos jours, surtout sur les plages normandes, des objets de guerre qui ne demandent qu'à exploser au moindre choc.
Donc prudence, même en Méditerranée où l'on déterre encore des mines marines du dernier conflit.
S'il vous arrive de faire une telle découverte, restez dans les environs de l'engin à distance raisonnable, empêchez les gens d'approcher et envoyez quelqu'un prévenir les autorités.
6. DECLARATIONS DE VOS TROUVAILLES
En ce qui concerne toutes les monnaies que vous récupèrerez sur les plages, vous n'avez pas à entreprendre une démarche officielle.
Par contre, tous les bijoux que vous récupèrerez seront à déclarer à la Gendarmerie locale et si, passé le délai légal d'un an et un jour, personne n'a réclamé les objets, ils vous reviendront de droit.
Si, également vous découvrez un objet suspect, n'hésitez pas à le signaler aux autorités et n'essayez surtout pas de le dégager vous-même.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
Ce type particulier de détection demande une grande prudence de la part du prospecteur car un certain danger existe réellement de part les risques d'éboulements ou d'effondrements soudains.
Le port d'un casque est vivement recommandé.
Soyez accompagné d'un autre prospecteur ou signalez à votre entourage l'endroit où vous comptez faire vos recherches pour que l'on vous récupère si un incident devait arriver.
Les trouvailles se feront rare à cause de l'épaisseur importante des pierrailles amoncelées sur le sol d'origine sauf si l'envie et le courage vous tente de débarrasser ces déblais, avec l'autorisation du propriétaire des lieux.
Vous pourrez alors prospecter sur le sol d'origine et faire alors de très belles découvertes car vous serez le premier à prospecter dessus mais cela vous demandera beaucoup d'énergie et de temps.
N'oubliez pas que les gens, autrefois, cachaient rarement leurs valeurs dans les murs.
Sauf exceptions, tel le trésor de l'abbaye de St-Wandrille dissimulé derrière plusieurs pierres à mi-hauteur, on pratiquait souvent les cachettes au ras des fondations car les armées victorieuses rasaient toutes les constructions et n'oubliaient pas de rechercher les magots cachés dans les murs.
Souvent on préférait dissimuler ses biens à l'extérieur des habitations, de préférence près d'un repère, tel un arbre, une grosse pierre, ou bien dans le jardin ou les champs proches.
Il ne faut pas négliger les signes que l'on aperçoit parfois gravés sur les pierres.
Les Templiers possédaient des codes secrets afin de permettre aux initiés de repérer leurs dépôts.
Le trésor de St-Wandrille fut découvert ainsi et sur chaque pierre, derrière laquelle était dissimulé un pot de monnaies, était gravée d'une croix posée sur un socle.
Des caches étaient pratiquées également sous une marche d’un escalier intérieur ou extérieur et les Templiers avaient une préférence pour la treizième.
Ne pas négliger la septième également ainsi que les nombres à caractère sacré.
Des piliers creux ont quelques fois révélés d'astucieuses cachettes.
Les caches pratiquées sous le dallage de la pièce principale étaient monnaie courante dans le passé ainsi que dans l'âtre de la cheminée où une pierre contrastant avec l'ensemble peut quelques fois révéler un emplacement de magot.
Attardez-vous à l'entrée de l'habitation où vous pouvez retrouver dans l'encadrement de la porte une monnaie déposée entre deux pierres lors de la construction, et qui devait apporter aux occupants une certaine prospérité financière.
Les caves sont à prospecter avec soin et sont de loin les lieux les plus propices aux enfouissements.
N'oubliez pas de vous attarder dans les écuries, étables et même anciennes latrines, endroits qui ont souvent amenés de très belles découvertes.
Certaines constructions avaient des pièces secrètes où les personnes recherchées pouvaient s'y dissimuler des mois entiers, tout près des leurs et sans aucun risque, comme cela se passait au XVIIIème siècle dans les Cévennes lors de la révolte des Camisards.
Une simple comparaison des dimensions extérieures et intérieures de l'habitation vous renseignera lorsque vous avez des doutes.
Beaucoup de constructions religieuses féodales, situées proche d'un château, possédaient souvent un souterrain qui permettaient à la population prise au piège de s'échapper.
De tels bâtiments ruinés laissent parfois entrevoir une telle issue de secours et il est conseillé de s'y aventurer avec beaucoup de précautions.
Les environs immédiats des ruines sont à prospecter très minutieusement ainsi que les vieux chemins d'accès y menant.
Ne prenez pas de risques inutiles en détectant près des pans de murs menaçant de s'écrouler car les vibrations causées en creusant pourraient les faire tomber et n'importe quel trésor au monde ne mérite pas que l'on risque sa vie pour le posséder.
Méfiez vous en été des reptiles qui aiment bien se prélasser sur les vieilles pierres, surtout celles qui sont exposées au sud.
Faites toujours du bruit en vous déplaçant pour les faire fuir car ces animaux ont peur de l'homme et n'attaquent que lorsqu'ils sont surpris.
Pour ces raisons, évitez de détecter en short et ayez vos pieds bien protégés par d'épaisses chaussures de marche montantes qui vous éviteront des foulures de cheville.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
Un des aspects méconnus de la prospection est la recherche en étang.
Très peu de prospecteurs s'adonnent à ce genre de détection et donc, beaucoup de ces étendues d'eau sont encore vierges de toute prospection; les trouvailles ne pourront qu'en être plus abondantes.
Un étang est en fait une petite mer intérieure;vous aurez donc à faire face à une importante minéralisation identique à celle que vous trouverez sur la partie mouillée d'une plage.
Généralement, les étangs sont peu profonds, environ 30 à 60 cm d'eau et ces plans d'eau ne subissent pas l'assaut des vagues.
L'homme a su, très tôt, tirer profit des ces avantages.
Dès les temps les plus reculés, il s'y est établi à proximité, pas trop près cependant, car ces lieux sont infestés de moustiques en fin de soirée dont les piqûres, jadis, étaient la cause de nombreuses maladies quelques fois mortelles, mais de nos jours sans conséquences.
Les étangs sont le refuge de toutes sortes de coquillages et de poissons fournissant une nourriture abondante et de qualité aux hommes qui les pêchaient.
Une occupation importante depuis la préhistoire a été constatée sur leurs berges .
Les trouvailles seront donc très anciennes et couvriront toutes les époques de notre civilisation;vous pourrez ainsi avoir le bonheur de découvrir de beaux vestiges du passé, tel ce promeneur qui découvrit, sans détecteur de métaux, une magnifique bague romaine en or, avec un intaille serti, sur la berge de l'Etang de l'Or près de Montpellier.
1. LE MATERIEL SPECIFIQUE A CE STYLE DE DETECTION
Pour les prospecteurs qui souhaiteraient détecter "au sec", un matériel classique, supportant quand même assez bien la minéralisation importante du sol, sera adéquat.
Pour ceux qui voudront faire des recherches dans la partie immergée de l'étang, un détecteur de métaux plus sophistiqué sera nécessaire.
Tout d'abord, un appareil pouvant supporter une immersion voulue ou involontaire sera conseillée.
Je ne vous recommande pas d'utiliser un système de flotteur pour éviter que le boîtier électronique prenne l'eau. Il existe sur le marché des appareils totalement étanches qui sont parfaitement conçus pour une telle situation.
Les appareils de détection à induction pulsée me semblent être une bonne solution par leur technique qui ignore totalement les effets de sol; les étangs étant généralement peu pollués, ils conviendront parfaitement.
Les nouveaux détecteurs, avec leur grand pouvoir de discrimination, vous permettront d'éliminer les non-ferreux ne vous intéressant pas et vous éviteront de creuser pour rien, surtout que ce n'est pas évident de le faire dans l'eau.
Les détecteurs qui offrent la possibilité du réglage manuel de l'effet de sol seront les bienvenus; les faux-signaux générés par la salinité du lieu n'existeront plus.
Enfin, la détection opérant en mode statique offrira plus de performances qu'en dynamique.
Vous devrez cependant réduire votre vitesse de balayage de moitié.
La tête de détection ne devra pas être trop large et de préférence évidée, ce qui permettra un meilleur maniement de votre appareil sous l'eau, et les petits objets, quelques fois difficiles à détecter avec une grande tête, seront mieux repérés.
Un extracteur en plastique sera bien utile pour retirer les objets détectés de la vase; ils devront être troués afin de faciliter l'écoulement de l'eau et du sable, tout en retenant les objets trouvés.
Un masque de plongée et un tuba (si vous en maîtrisez l'utilisation) vous permettront de mieux localiser vos trouvailles sous l'eau.
Au niveau vestimentaire, vous aurez besoin en été d'un short ou maillot de bain, un t-shirt pour éviter les coups de soleil et d'une paire de chaussures d'eau.
En dehors de la belle saison, une tenue de plongée serait idéale pour lutter contre le froid;une paire de bottes montantes fera aussi bien l'affaire.
Contre les piqûres des moustiques, mettez un peu d'essence de citronnelle sur vos vêtements ;cela les tiendra à l'écart et c'est très efficace.
2. TECHNIQUES DE DETECTION
Détecter dans l'eau n'est pas évident et c'est pour cela que je vous recommande de prospecter à deux;un qui détecte et l'autre qui recherche les objets.
Cela évitera bien des problèmes, surtout si vous utilisez un appareil qui n'est pas totalement étanche.
De plus, vous irez beaucoup plus vite et serez donc, plus performant.
Si vous possédez un appareil qui ne peut travailler qu'en mode dynamique, vous devrez ralentir la vitesse de votre balayage.
L'eau, de toute manière, vous empêchera naturellement d'avancer trop vite.
Beaucoup de prospecteurs pensent que plus ils couvrent de surface et plus ils ont de chance de trouver d'avantage de trouvailles;ceci est totalement faux.
Les petits objets qui sont enfouis à plus de 15 cm sous l'eau sont très difficiles à détecter, surtout s'ils sont en or ou bien logés sur la tranche.
Si vous passez trop vite, votre détecteur émettra alors un crachin qui ne vous renseignera pas correctement sur la nature de la cible.
Alors que si vous détectez plus lentement, les circuits d'analyse auront le temps de parfaitement identifier la nature du métal et vous n'oublierez plus la bague en or enfouie à 20 cm.
Si votre appareil vous permet de détecter en mode statique, vous obtiendrez les meilleurs résultats.
Ne mettez pas trop de discrimination car la pollution est peu importante dans les étangs; un niveau 3 sur une échelle de 10 permettra de récolter quelques beaux bijoux en or que vous rateriez certainement avec un réglage supérieur.
3. VOS FUTURES TROUVAILLES
De part l'importante occupation à toute époque de tels sites, vos découvertes devraient être nombreuses et très anciennes.
Celles que vous sortirez de l'eau auront un état de conservation relatif à la composition de leur métal.
L'or ne s'altère jamais et gardera son éclat original quelle que soit l'époque où il a été perdu.
Les touristes s'adonnant volontiers à la recherche des coquillages enfouis dans la vase des étangs créent involontairement un potentiel important de découvertes de bijoux modernes; en effet, ils passent de longues heures, les mains sous l'eau et, du fait que les doigts diminuent de volume, après un long séjour aquatique, les bagues perdues par ces derniers doivent se compter par dizaines, sans qu'ils s'en aperçoivent, ou bien trop tard.
En conclusion, n'oubliez pas que beaucoup d'étangs, surtout en Camargue, sont des réserves ou font partie d'un parc naturel.
Renseignez vous auprès des autorités compétentes avant d'entamer une prospection.
Voyez si des restrictions particulières concernent l'endroit que vous avez choisi.
N'oubliez pas de déclarer vos trouvailles, si celles-ci présentent un intérêt pouvant intéresser le Patrimoine culturel français.
En général, ces étendues d'eau sont situées dans de superbes sites et peuplés d'animaux parfois protégés. Respectez le nature et ne troublez pas la quiétude de ces magnifiques bancs d'oiseaux qui y résident.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
Cet aspect bien particulier de la prospection est soumis tout d'abord à l'autorisation du propriétaire des lieux et surtout à l'approbation de la Préfecture du département concerné.
Certaines cavités, puits ou souterrains peuvent accumuler des poches de gaz naturels mortels qui ne sont pas de immédiatement détectable par l'homme; lorsque ceux-ci s'en aperçoivent, il est quelques fois trop tard, comme nous le rappellent les journaux.
Une simple bougie allumée en permanence et qui s'éteint progressivement peut vous avertir du danger qui vous guette.
1. LES GROTTES ET CAVITES NATURELLES
Ces recherches se passant sous terre, il est vivement conseillé d'être un spécialiste en matière de spéléologie et si vous ne l'êtes pas, faites vous accompagner par une personne compétente.
Un matériel spécialisé, tels un casque, une combinaison, des bottes, des cordes, une lampe ... , sera recommandé pour des recherches complètes dans la grotte.
Si vous êtes seul, n'essayez pas de vous aventurer trop loin dans la cavité;ne vous éloignez pas à plus de quelques mètres de l'entrée et gardez toujours un contact visuel de la lumière du jour par sécurité.
N'oubliez pas que les gens qui vivaient ou se réfugiaient autrefois dans ces endroits étaient assez craintifs et n'osaient pas trop s'aventurer dans les entrailles de la terre.
Votre zone à prospecter se limitera à l'entrée de la grotte et a ses abords immédiats; ces endroits étant en général vierges de toute pollution, il est conseillé de détecter en mode tous métaux.
Le mode statique sera recommandé pour les appareils le possédant et un quadrillage systématique sera très judicieux.
Il existent deux types de grottes : les sèches et les humides; ces dernières, abritant souvent des rivières souterraines, n'ont jamais été habitées à l'inverse des grottes sèches qu'aucun risque de montée subite des eaux ne menace.
De part la température constante de ces endroits, même lors des hivers rigoureux, ces endroits ont été utilisé comme abri à toutes époques.
Beaucoup de cavités ont été employées dans l'antiquité comme nécropoles et les anciens leurs vouaient un culte aux morts ou vénéraient les dieux, représentés par les innombrables dépôts votifs recensés dans les grottes.
Durant la préhistoire, les cavernes étaient le principal mode d'habitation des hommes. Pendant les guerres de religion, des populations entières s'y réfugiaient pour échapper aux massacres et parfois les faux-monnayeurs y établissaient leur quartier.
Les brigands, déserteurs ou religieux s'y cachèrent des années entières pour échapper à l'autorité.
Des troupes de rebelles y vécurent de longs mois, tels les Camisards dans les Cévennes où certaines cavités à retrouver servirent d'hôpital de fortune, de magasins à vivre et à munitions.
A part quelques grottes où les excréments décomposés des animaux qui s'y sont abrité depuis des siècles ont créé une sédimentation importante, épaisse de plusieurs dizaines de centimètres, la base rocheuse des cavités est très peu profonde et donc les objets égarés par tous les "visiteurs" se trouvent faiblement enfouis et sont parfois posés à même le sol.
Certaines grottes à concrétions offrent de magnifiques spectacles par les stalactites et stalagmites qui quelques fois ont enrobé dans leur masse des objets perdus.
Ne les détruisez pas sous prétexte de récupérer une piécette dont l'éventuelle valeur ne saurait en aucun cas compenser la perte occasionnée par la destruction d'une colonne de calcaire.
2. LES PUITS
Les mêmes conseils de sécurité et d'équipement spécialisé s'appliquent à la prospection des puits.
Quelques fois ils cachent l'entrée d'une cache-refuge quelques mètres plus bas et sont habilement dissimulés aux regards par la maçonnerie;une puissante lampe halogène permet cependant d'en repérer l'entrée avec un peu d'expérience.
La prospection des puits vous demandera un travail d'équipe, beaucoup de courage et de prudence; il vous faudra remonter toute l'épaisseur de la vase, quelques fois plusieurs mètres cubes, dans laquelle sont dissimulés tous les objets du passé jetés au fil des siècles, pour ensuite la prospecter à l'air libre.
Un aimant puissant vous permettra cependant de remonter facilement tous les objets en métal ferreux, à condition que ceux-ci ne dépassent pas un poids de quelques kilos.
3. LES SOUTERRAINS
La prudence et un équipement de sécurité seront de rigueur dans ce domaine là; ne soyez pas seul à prospecter dans de tels endroits et faites attention lorsque vous creuserez de ne pas risquer un éboulement déclenché par les vibrations.
Il faut distinguer les souterrains-refuges, aménagés pour recevoir des populations entières et les souterrains permettant de s'échapper d'une zone encerclée par l'ennemi.
Les premiers ont été creusés de main d'homme, parfois depuis des temps très reculés, et sont aménagés souvent en dizaines de pièces.
Ce sont de vrais labyrinthes où il est conseillé de prendre des repères pour ne pas s'y perdre à jamais.
Par contre, si vous avez la chance d'y pénétrer les premiers, vous retrouverez des quantités de témoignages d'une vie passée, les objets étant posés à même le sol.
Certaines régions de France ont toutes leurs communes possédant un ou plusieurs souterrains-refuges, surtout dans le Centre-ouest, sites dont on a perdu la trace depuis très longtemps et qui sont encore vierges de toute recherche. A cause de l'obscurité y régnant lors de leurs occupations, leurs habitants y ont perdu de nombreux vestiges de ces temps reculés: bijoux, piécettes, mobilier et petits objets courants reposent par centaines à même le sol ou sous quelques centimètres de poussière.
Les souterrains permettant de s'échapper discrètement vous amèneront à faire de belles découvertes mais sont plus dangereux à prospecter de part les risques d'effondrement permanent; autrefois, ils étaient entretenus par les seigneurs ou les populations qui les utilisaient, mais de nos jours, comme la majorité d'entre eux ont été oubliés, ils n'ont plus la solidité qu'ils offraient et deviennent très instables.
N'insistez pas dans vos recherches si les risques sont trop grands.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
1. LES VIGNES
Ce type de prospection permet d'obtenir beaucoup de trouvailles anciennes dont la qualité laisse à désirer, du fait de l'emploi depuis quelques décennies de phosphates ou autres produits chimiques qui altèrent le métal des objets perdus.
Seuls les objets en argent et or sont peu sensibles à l'effet corrosif de ces produits, les monnaies ou vestiges de cuivre, bronze, aluminium et autres métaux voient leurs effigies ou relief très corrodés, pour de pas être transformés tout simplement en "savonnettes", excepté s'ils sont enfouis à très grande profondeur.
Ces endroits sont très riches en souvenirs métalliques.
Exploitées pour certaines depuis l'antiquité, les vignes ont été travaillées par des dizaines de générations d'esclaves, cerfs, paysans, ouvriers et ecclésiastiques qui, tout en étant assez pauvres, avaient toujours quelques piécettes dans leurs poches, prêtes à s'échapper à la moindre occasion, sans compter les bagues glissant des doigts ruisselants de sueur ou du jus des raisins pendant les vendanges.
Une attention particulière est à observer juste à la souche et entre les ceps de vignes, surface en général peu remuée par les tracteurs qui labourent les vignes.
En prospectant dans le sens parallèle à l'alignement des ceps et en terminant perpendiculairement aux allées, vous serez sûr de ne rien oublier dans les endroits très riches.
La discrimination sera réglée à la limite de la perte de l'or pour avoir de très bons résultats.
L'observation du sol sera d'un précieux secours pour reconnaître une zone intéressante;mais ce n'est pas parce que vous repèrerez au sol de nombreux tessons de poteries que vous serez sur une zone d'occupation ancienne.
Les vignes servaient autrefois de décharge des exploitations agricoles qui y déversaient tous les déchets solides.
Beaucoup de vignes sont situées sur de vieux domaines gallo-romains dans certains départements (dans l'Hérault, 90% des sites archéologiques reposent dessous) et donc, de ce fait, interdites à toute prospection sans autorisation préfectorale.
Les propriétaires de ces lieux ne font en général aucun problème pour prospecter si vous leur demandez, ce que vous devez impérativement faire, même s'ils ne sont pas là;en général leur habitation n'est pas très loin de l'endroit que vous comptez prospecter.
Accordez une attention particulière dans les endroits ombragés, propices aux bonnes siestes, où les ouvriers prenaient leur repas et se reposaient, surtout dans le Sud de la France pendant les grosses chaleurs; en général, la concentration de trouvailles est assez élevée.
Attardez-vous dans les zones pentues d'une vigne; l'érosion naturelle empêche toute sédimentation et les objets perdus à ces endroits sont enfouis à très peu de profondeur et l'on retrouve parfois des objets posés à même le sol. Par contre, le bas des pentes mérite aussi une prospection très attentive car les petites pièces légères ont pu être emportées dans la pente par le ruissellement des eaux et se sont obligatoirement enfouies profondément au-bas, sur les premiers mètres de la partie plate.
La période de prospection la plus intéressante est après la coupe des vignes, de Novembre à Avril.
Les autres mois, il est recommandé de laisser ces endroits tranquilles car vous risqueriez d'endommager les plants par vos déplacements et les propriétaires des lieux n'apprécieraient pas du tout.
2. LES CHAMPS DE CULTURE
A condition d'observer certaines règles, pour respecter le travail des agriculteurs, prospecter ces immenses étendues, juste après les récoltes et avant les prochaines semailles, vous procurera des multitudes de trouvailles avec l'autorisation des propriétaires concernés.
De nombreuses zones archéologiques se trouvent également sous ces champs et vous devrez vous renseigner auprès des autorités compétentes avant d'entamer toute recherche et obtenir les autorisations nécessaires.
Quand les labours ont été effectués, période de recherche la plus intéressante,,un mode de détection en tout métaux est conseillé pour avoir des résultats maximums; les appareils possédant un mode de travail statique auront un avantage par rapport aux autres et obtiendront un meilleur rapport de trouvailles.
Les tracteurs bouleversent alors les terres récoltées sur une importante profondeur (de l'ordre de 80 cm) ce qui permet aux objets profondément enfouis de remonter en surface; par contre il est très difficile de déplacer pour détecter dans ces profonds sillons.
L'instabilité des mottes de terre et le constant déséquilibre physique auquel vous êtes soumis vous obligera à vous déplacer très lentement;prévenez les risques de foulures aux chevilles ou d'accident à votre détecteur.
En cas fortes pluies, attention aux enlisements dans ces champs de boue; votre passion se transformerait alors en cauchemar.
Ne prospectez pas un champ qui a été semé, vous détruiriez une bonne partie de la récolte du propriétaire qui n'apprécierait pas du tout.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
La recherche d'objets de type Militaria sur les anciens lieux de combats militaires ne demande aucune compétence particulière et tous les types de détecteurs de métaux, y compris les bas de gamme, seront aptes à ce genre de protection.
Il va de soi que la majeure partie des trouvailles éventuelles sera de type métal ferreux, donc il est vivement conseillé de travailler en mode tous métaux, autrement votre discriminateur rejettera tous les objets de ce genre, même au niveau 1.
Les grosse têtes de détection seront les bienvenues pour accentuer vos performances et pour les appareils possédant un mode de travail statique, l'utilisation de ce dernier sera à utiliser de préférence au mode dynamique; à vrai dire les détecteurs à induction pulsée seront à recommander pour ce genre de recherche, grâce à l'incomparable avantage qu'ils possèdent, c'est à dire une parfaite insensibilité aux effets de sol.
Les détecteurs de grosses masses insensibles aux pollutions des 10 premiers centimètres de profondeur seront d'une grande utilité dans ce contexte, tout en sachant qu'ils peuvent repérer un canon de bronze enfoui à plus de quatre mètres mais qu'ils détectent aussi une vieille boîte de conserve à un mètre.
Une grande patience est demandée pour les utiliser et il est recommandé d'être au moins deux personnes pour se relayer à creuser.
Si vous prospectez sur des vieux champs de batailles antérieurs à la guerre de 14/18, une simple paire de gants très épais vous sera d'une précieuse aide pour éviter toute entaille de votre peau par de vieux objets rouillés.
Dans le cas de recherche sur des terrains témoins d'affrontements violents des deux dernières guerres, une grande prudence sera à respecter.
De très nombreuses munitions de gros calibres et encore en parfait état de fonctionnement de nos jours sont encore enfouies à faible profondeur et n'attendent qu'un léger choc pour exploser.
Soyez très prudent et ne touchez à rien si vous commencer à apercevoir un bout d'ogive ou d'ailette d'un tel engin. Si vous vous trouvez dans un tel cas, n'essayez pas de dégager l'objet.
Essayez de le baliser et prévenez aussitôt les services compétents ou la gendarmerie la plus proche.
La prospection sur les champs de bataille les plus connus sera soumise à autorisation préfectorale.
Pour les autres endroits, une autorisation du propriétaire des lieux ou de la commune sera nécessaire.
De nombreux lieux-dits rappellent encore de nos jours un combat passé disparu des mémoires, et des endroits dénommés " la Bataille, Bataillé, Champ de la Rencontre, Camp de la Guerre, Champ des Armes" ... seront de très bonnes zones à prospecter, sans oublier les bois environnants.
De nombreuses zones qui ont servi de cadre aux violents combats durant la guerre de 14/18, en nommant surtout les zones autour de Verdun et en Normandie sont totalement interdites à la prospection, à cause du risque très important de munitions non-explosées ou à gaz mortels encore présentes en grand nombre dans ces lieux.
Les trouvailles que vous effectuerez seront de tout types et de toutes tailles, de la balle de mousquet au char d'assaut intact datant du débarquement (çà c'est déjà vu!).
En général, vous trouverez de vieilles armes rouillées qui demanderont une restauration très difficile, mais vous pourrez avoir la chance de tomber sur un oliphant médiéval de valeur inestimable, d'une bourse de noble égarée pendant la guerre de Cent-Ans (tout en sachant que ces seigneurs allaient guerroyer avec des sommes considérables pour l'époque, de l'ordre de 100 à 300 pièces d'or, sans oublier les bijoux de valeur qui se perdaient dans ces massacres), d'une aigle impériale enterrée à la hâte, d'un canon vendéen caché, et des millions d'objets perdus par ces nuées de soldats qui s'entretuaient dans de sanglants corps-à corps depuis plus de deux millénaires.
Publié le 19/11/2008 à 12:00 par didgeridoo
C'est un des types de prospection les plus agréables.
Les bois respirent une odeur de sérénité que l'on retrouve rarement ailleurs.
Vous ne serez pas dérangé dans vos recherches, si ce n'est que par les chants d'oiseaux, et vous serez parfois amené parfois à penser que c'est vous l'intrus.
Les trouvailles que vous effectuerez seront dans un état de conservation exceptionnel;vous les retrouverez quasiment comme elles ont été perdues, si ce n'est une mine couche de terre protectrice les recouvrant.
Avec le temps elles auront acquis une belle patine, et même les objets en cuivre, qui généralement supportent mal le temps, seront découverts intacts.
1. Les endroits les plus intéressants à prospecter
Les lieux privilégiés de prospection dans les bois sont multiples: attardez vous autour des troncs d'arbres qui présentent une ancienneté importante.
Il y aura toujours eu, au fil des siècles, quelque voyageur fatigué qui se sera assoupi contre le tronc et dont ses poches auront laissé tomber quelques piécettes.
Les arbres qui peuvent se distinguer des autres ont toujours été de bon repères pour d'éventuels enfouissements d'urgence, lorsque les gens se sentaient menacés.
Les vieux chemins qui sillonnent ces étendues touffues remontent parfois à la nuit des temps et étaient plus fréquentés dans les temps anciens que de nos jours.
Les cavaliers et les convois les utilisaient aussi, et de par les cahots engendrés par ce genre de déplacement, nombreuses durent être les piécettes qui s'échappaient d'une bourse mal fermée et tombaient sur les bords.
Tous les points d'eau sont aussi d'excellents terrains propices à de belles trouvailles.
Les gens y faisaient une halte pour s'abreuver et se reposer quelques heures et les berges de vieux ruisseaux et même leur lit de nos jour à sec ont toujours délivré d'agréables découvertes.
Ne négligez aucune cavité rocheuse susceptible de procurer un abri pour la nuit ou lors de violentes tempêtes, qui obligeaient les gens à s'y réfugier.
La végétation parfois en cache l'entrée mais quelques signes indicateurs, tel un sensible changement de température, que ce soit en été comme en hiver vous en signale la présence; une bonne torche de genre Maglite peut également révéler une entrée dont l'ombre des buissons en masquait l'entrée.
De tout temps, des gens s'y sont caché des mois, voire des années durant, à cause d'idées politiques ou religieuses, comme en Vendée ou dans les Cévennes, et nécessairement ont laissé des témoignages de leur passage.
2. Fréquentations des bois dans l'Histoire
Egalement, à toute époque, les braconniers, les ramasseurs de champignons, les amoureux désirant quelques instants d'intimité ou même des armées entières recherchant un campement, les brigands, es déserteurs ainsi qu'une foule de gens persécutés ou se cachant d'un ennemi, tels nos courageux maquisards pendant la dernière guerre ont su profiter de la discrétion que procure de tels lieux à l'abri des regards et en ont arpenté la surface dans tous les sens.
Essayez de vous mettre dans la situation de ces gens et demandez vous ce quel endroit vous auriez choisi, dans la zone où vous vous trouvez, pour faire comme eux;dans la majorité des cas vous ferez de belles trouvailles.
Si vous apercevez quelques vestiges de murailles ou de pierres trop géométriques, attardez vous dans la zone;vous avez de fortes chances de vous retrouver au-dessus des ruines d'un vieux village disparu de la mémoire, d'un vieux prieuré ou chapelle isolé que le temps et les hommes ont inexorablement condamné à l'oubli.
Les ronces sont un excellent indicateur d'occupation humaine prolongé, car elles ne peuvent pousser que là où l'homme à vécu.
3. Conseils techniques et de sécurité
De part la faible minéralisation du sol en un tel milieu, une discrimination minimale est à conseiller; la pollution y est quasiment inexistante, si n'est les inexorables douilles de cartouches des chasseurs qui infestent quelques endroits de passage du gibier.
Les prospecteurs possédant un détecteur équipé d'un "Notch" béniront en ces instants là le choix de leur achat.
Ne prospectez pas trop rapidement car la couche de l'humus qui recouvre le sol des forêts est assez importante, parfois de l'ordre de 20 cm et plus, surtout dans les pinèdes ou bois de sapins;une vitesse de 1 m par seconde en mode dynamique et 50 cm par seconde en statique est correcte.
Quoique les objets perdus de tout temps ne s'enfoncent guère dans le sol,de part la faible fréquentation de tels lieux, votre appareil va être amené à détecter des cibles à assez grande profondeur, donc les signaux reçus seront assez faibles.
Si vous passez trop vite au-dessus de l'objet vous ne percevrez pas le faible signal émis ou vous l'interprèterez mal.
Une pioche avec une extrémité solide et affûtée est recommandée à cause de la quantité de petites racines que vous aurez à sectionner pour récupérer l'objet qui s'y est coincé.
N'endommagez quand même pas l'arbre pour vouloir à tout prix récupérer quelque chose qui n'en vaudra pas la peine.
Les sangliers ne se privant pas de faire parfois de gros dégâts pour rechercher leur nourriture, ce n'est pas la peine de les imiter; rebouchez tous les trous après avoir dégagé votre trouvaille et vous éviterez ainsi à quelqu'un de se fouler une cheville à cause d'une tel manque de civilité.
Evitez cependant de fréquenter les bois lors des périodes d'ouverture de la chasse, ou alors portez des vêtement de couleur offrant un fort contraste avec la parure de la forêt car vous pourriez fort bien être pris pour cible, ce qui n'est pas le but recherché.
Profitez éventuellement de rencontres fortuites avec les chasseurs qui connaissent tous les recoins de la zone que vous prospectez;ils vous donneront des informations quelques fois très juteuses.
Ne vous aventurez pas tout seul dans des cavités qui s'enfoncent profondément dans les entrailles de la terre, vous pourriez vous y égarer.
Par sécurité, prenez le temps d'y revenir éventuellement accompagné et avec l'équipement nécessaire.
Par temps d'orage ne restez pas sous les arbres car vous risqueriez d'être foudroyé.
Réfugiez vous alors sous un abri rocheux ou dans votre véhicule.
Faites attention lorsque vous marchez dans des zones à hautes herbes ou envahies par les fougères à ne pas réveiller un serpent assoupi qui n'appréciera pas de se faire réveiller brutalement et qui pourrait se révéler dangereux en cas de morsure.
Faites toujours beaucoup de bruit en vous déplaçant et cela éloignera les éventuels inhospitaliers animaux qui fréquentent ces lieux à certaines époques de l'année et dont vous ne soupçonnez même pas la présence.
De même, éveillez votre attention lorsque vous marchez sur des amas de cailloux exposés au sud, surtout en périodes de grosses chaleurs, pour les mêmes raisons exposées ci-dessus.
4. Avertissement
N'oubliez pas que beaucoup de forêts domaniales appartiennent à des particuliers et vous aurez besoin de leur autorisation pour y exercer votre loisir préféré.
Certains parcs nationaux ou réserves sont sujets à restrictions diverses qu'il est nécessaire de connaître avant de songer à prospecter en de tels lieux.
Lors de trouvailles pouvant intéresser la Patrimoine culturel français déclarez les aux autorités compétentes.
La nature est très généreuse, n'oubliez pas de la respecter.